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31.03.2012

extraits d'une libre opinion sur le "sarkoysme"....


HUMEUR. « PRÉDOMINANTE LOGIQUE DU SPASME, UNE INCONSTANTE SINCÉRITÉ DE L’INSTANT »,
extraits d’une libre opinion sur le « sarkozysme » de Jean-Louis Missika et Denis Bertrand,
universitaires, publiée dans le Monde du 13 mars.


Revoici Nicolas Sarkozy, homme de paroles. Il
s'exprime tout le temps, il sature l'espace médiatique,
il aborde tous les sujets, il change de sujet chaque
jour. Gauche radicale hier, droite extrême aujourd'hui,
peu importe. Sauter d'une position à l'autre, occuper
tout le champ des possibles politiques et des
émotions collectives est un jeu, un jeu qui répond à
une logique particulière. C'est la logique du spasme,
ces contractions brusques et passagères, mais
répétitives. Et cette logique a des règles.
Tout d'abord, celles du temps et du tempo. Le
surgissement, l'inattendu, la surprise, la proposition
détachée de son contexte et de son projet
d'ensemble, créent ces discontinuités qui interdisent
la mémoire et la mise en oeuvre du débat. Chaque
thématique nouvelle, en surgissant, fait écran par sa
présence à celle qui la précède. Qui se souvient de la
proposition d'augmentation de 30 % des surfaces
constructibles ? Pendant trois jours pourtant, ce
thème, lancé par le candidat et orchestré par ses
ministres, semblait le coeur palpitant de toute action
politique. Aujourd'hui, il n'existe plus.
La chancelière Angela Merkel, un moment
omniprésente, se fait ensuite obstinément absente,
pour resurgir au détour d'un pacte anti-Hollande. La
taxe carbone, présentée un jour comme l'équivalent
pour le quinquennat de ce qu'a été l'élection du
président de la République au suffrage universel pour
le général de Gaulle ou l'abolition de la peine de mort
pour François Mitterrand, disparaît mystérieusement
et sans explication. La loi sur les parachutes dorés et
la retraite chapeau, promesse spectaculaire de la
campagne de 2007 connaît une éclipse de cinq ans et
réapparaît miraculeusement en février 2012, trop tard
pour être votée au cours de ce mandat, mais assez
tôt pour redevenir une promesse phare de la
campagne actuelle.
Comment le jeu fonctionne-t-il ? Il consiste à faire
de l'oubli un mécanisme central du message politique.
Pour cela, Nicolas Sarkozy sature de propositions
l'agenda de la campagne. Il faut qu'elles soient si
nombreuses et qu'elles se succèdent à un rythme si
rapide qu'on n'en peut retenir aucune et que manque
le temps nécessaire à l'examen et à la discussion de
chacune d'elles. Alors peut se déployer ce qui fait la
force de la rhétorique sarkozienne : la sincérité de
l'instant. La sincérité de l'instant permet de multiplier
à l'infini les sincérités. À chaque jour sa sincérité, à
chaque proposition son urgence, son absolue
nécessité, et le courage toujours renouvelé de celui
qui la porte. Combinant stratégie et tempérament,
une nouvelle passion politique s'impose : le culot (…)
Cependant, il semble qu'il ait décidé de ne rien
changer à ses habitudes. Pas question de répondre à
des arguments subtils et consistants, pas question
d'engager un dialogue sur les enjeux, le projet ou le
bilan. L'incohérence du récit politique exige un
adversaire délégitimé dont l'argumentation ne peut être
prise en compte, ne serait-ce que sur le mode de la
réfutation.
Tout au long de sa mandature, Nicolas Sarkozy a
manié l'hyperbole au point de créer une véritable
accoutumance des Français aux excès de langage.
Depuis la "rupture" de la campagne 2007 et la "nouvelle
renaissance qui n'adviendra que grâce à l'éducation" de
la Lettre aux enseignants, en passant par la "politique
de civilisation", la "refondation du capitalisme",
immédiatement suivie de la "refondation de l'Europe",
l'hyperbole devient lieu commun, l'extrême devient
banal, l'excès devient la règle. Comme il est impossible
de faire une révolution politique tous les trois mois, cela
revient à vider les mots de leur épaisseur de sens, pardelà
la vérité ou le mensonge. Cette rhétorique atteint
naturellement son paroxysme en période électorale.
Proposer un référendum, ce n'est pas choisir une forme
de consultation, c'est "donner la parole au peuple", lui
permettre de "trancher", et ceux qui sont contre ont
"peur du peuple". Changer des fonctionnaires de poste,
c'est une "épuration", les gens qui protestent dans la
rue sont des voyous, le "Kärcher", le "casse-toi
pauv'con" et la "racaille" ne sont pas très loin. Cette
dénaturation du langage n'est pas anodine, elle
contribue, elle aussi, avec les autres règles, à fragiliser
les contenus et la crédibilité des paroles politiques. Car
le sens, cet objet déposé dans les mots au fil des
générations, se trouve ainsi irrité, énervé, abusé.
Le résultat du jeu, lorsque ces règles sont
appliquées, est la déstructuration du débat. La
multiplicité et l'imprévisibilité des interventions du
président-candidat ont pour conséquence de
déconstruire et d'invalider la délibération politique, ce
qui perturbe la compréhension par l'opinion des enjeux
de la présidentielle. Ce chaos d'expressions publiques,
baroques, foisonnantes et dispersées fait de
l'incohérence un élément-clé de la communication, une
arme plutôt qu'un handicap. L'incohérence n'est pas un
effet inattendu et négatif, c'est le produit d'une
stratégie qui permet d'éviter le bilan et d'entraîner les
adversaires dans une sorte de vertige.
Cette stratégie génère une hypervolatilité de
l'agenda de la campagne, que les médias et les autres
candidats ne parviennent pas à stabiliser pour alimenter
un débat durable et polyphonique. Une campagne à
l'état gazeux, en quelque sorte. Au risque de
l'explosion?

12.03.2012

Pour le Peuple de Gauche :une réflexion a garder en tête...

Le CAPITAL meurt,si tous les matins on ne graisse pas
les rouages de ses machines à l'huile d'homme....
>
Jules VALLES

03.03.2012

La dette expliquée aux citoyennes et citoyens...




Le commandant du Titanic et le capitaine de pédalovendredi 25 novembre 2011, par André Martin


Il suffit d’un graphique, d’un tableau et d’un court rapport de la Cour des Comptes pour montrer et expliquer aux Français :
Que la dette a baissé sous le gouvernement Jospin : en 1997 elle était de 59,5 % du PIB et en 2002 de 59,1 % du PIB
Que la dette a augmenté, depuis 2002, de 248 Mds d’euros sous Chirac et d’environ 500 Mds d’euros sous Sarkozy (à fin 2011)
Que Sarkozy et Fillon mentent effrontément aux Français sur les causes de la dette
Le graphique est téléchargeable sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichie...
Le tableau est au chapitre « Evolutions récentes » sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_...
Le rapport est téléchargeable sur http://www.performance-publique.bud...
Sarkozy et Fillon nous répètent « La gauche est la championne des déficits et a fait augmenter notre dette publique ». C’est FAUX !
Sous le gouvernement Jospin/Aubry la dette a même baissé légèrement : en 1997 elle était de 59,5 % du PIB et en 2002 de 59,1 % du PIB. La preuve sur le graphique http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichie... et sur le tableau
Sarkozy et Fillon nous répètent « C’est la crise financière, dont nous sommes en rien responsables, qui a fait exploser la dette ». C’est FAUX !
Le tableau du chapitre « Evolutions récentes » sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_... montre que la dette était de 55,5 % du PIB en 1995 (arrivée de Chirac à la présidence), de 64,2 % en 2007 (arrivée de Sarkozy à la présidence) et de 82,3 % du PIB en 2010. Le tableau permet, par simples soustractions sur les chiffres de la colonne « Dette publique en milliards d’euros », de voir que la dette a augmenté de 248 Mds sous Chirac, alors que la crise n’avait pas commencé. Et que la dette a encore augmenté de 380 Mds en seulement 3 ans ½ sous Sarkozy le donneur de leçons !
Ne vous privez pas de montrer ce graphique et ce tableau à vos amis, parents,enfants et collègues de travail … Et de mettre des liens sur vos blogs et comptes Facebook ou Twitter.
Sarkozy et Fillon nous répètent « Les dépenses et les prélèvements obligatoires sont trop élevés. Il n’y a pas d’autres solutions que de réduire nos dépenses ». C’est FAUX !
Le taux de prélèvements obligatoires des administrations publiques, incluant la Sécurité sociale santé et retraites, était autour de 42% du PIB sur la période 1984 – 1992 et il est redescendu à 42% en 2009, après quelques années autour de 44%. C’est le Conseil des Prélèvements Obligatoires, organisme appartenant à la Cour des Comptes, qui en apporte la preuve. Voir le graphique à la page 14/60 du rapport 2012 « Évolution du taux de prélèvements obligatoires des administrations publiques (en % de PIB) » ... téléchargeable sur http://www.performance-publique.bud...
Conclusions
Quand est-ce que François Hollande, l’habile capitaine de pédalo, suivant le « trop bon mot » de Jean-Luc Mélenchon, montrera ce graphique à une heure de grande écoute, sur TF1 et A2 ?
Craint-il qu’on lui coupe l’antenne, suivant l’adage « On ne peut pas dire la vérité à la télé : il y a trop de monde qui regarde ». L’adage est de Coluche qui lui savait parfois dire l’essentiel en une phrase.
Quand est-ce que François Hollande expliquera aux Français, en seulement 4 phrases, les deux causes principales de la dette publique ? A savoir :
plus de 100 milliards d’euros par an, de recettes en moins pour l’Etat, suite aux baisses d’impôts et aux exonérations sociales et fiscales intervenues depuis 2002
l’interdiction pour l’Etat d’emprunter directement à la Banque de France, suite à la loi dite « Pompidou, Giscard » de 1973
La somme des seuls intérêts de la dette payée par l’Etat depuis 1973, donc par les contribuables, est du même ordre de grandeur que la dette cumulée d’aujourd’hui (environ 1 700 Mds d’euros). Ceci signifie que si l’Etat avait eu le droit d’emprunter à la Banque de France à un taux d’intérêt faible (zéro ou 0,5%), la dette publique serait pratiquement nulle aujourd’hui.
Le commandant du Titanic (Nicolas Sarkozy) tente d’enfumer les Français en se présentant après chaque G20 comme le sauveur de la France, de l’euro, de l’Europe et du monde. Mais il n’a aucune chance d’enfumer les agences de notation et leurs requins de clients qui sont tout sauf des naïfs mal informés.
S’il était responsable et soucieux de sortir la tête haute, quel que soit le résultat à la présidentielle en 2012, Nicolas Sarkozy tenterait au moins, dans les 4 mois qui lui restent, d’éviter le naufrage. La seule solution – et la seule chance de conserver la note triple A de la France – consisterait à supprimer toutes les niches fiscales et exonérations de cotisations sociales ( heures supplémentaires etc …) créées sous Chirac et Sarkozy, plus la niche Copé de 2004 (voir http://www.liberation.fr/economie/0...).
andré martin – animateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/ ...
(Toute diffusion ou publication sur vos blogs est autorisée et même encouragée)








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